Beaucoup de questions sur l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd restent en suspens. Où en sommes-nous? Mongi Rahoui, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU), a déclaré lors de son intervention sur les ondes de Mosaïque FM, ce mercredi 19 février 2025, que « depuis la mise à l’écart du pôle antiterroriste de personnalités judiciaires auparavant puissantes, l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd a progressé », soulignant que ces parties « dissimulaient la vérité et faisaient pression pour qu’elle ne soit pas révélée ».
Il a également mis l’accent sur les raisons pour lesquelles l’affaire s’est divisée en trois parties : la première comprend l’exécution de l’assassinat et les moyens mis en oeuvre, domaine dans lequel la justice a bien progressé, puisqu’un verdict de culpabilité a été prononcé et que la défense a fait appel de ce verdict.
Tout en ajoutant que les deuxième et troisième parties sont liées à la découverte de la planification, de l’ordre des assassinats et de la dissimulation de la vérité, qui à leur tour sont liées à d’autres sujets tels que les voyages et l’appareil secret, qui n’ont pas encore été révélés.
Par ailleurs, il a fait savoir que la décision de la défense de ne pas assister aux audiences relève de ce qu’il a décrit comme une « mauvaise conduite et un manque d’appréciation de l’importance de l’affaire ».
Et de conclure : « Bien qu’il s’agisse d’un dossier très complexe dans lequel il n’y a pas de stabilité judiciaire et dont les audiences ne devraient pas être fermées et éloignées, c’est une affaire d’opinion publique et ses plaidoiries devraient être publiques en présence des médias et de la société civile ».