Mehdi Belhaj, responsable de l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral, a révélé ce mercredi 19 février 2025 que 340 km du littoral tunisien requièrent une intervention immédiate, selon webdo.
La Tunisie détient désormais le triste record du taux d’érosion côtière le plus élevé du bassin méditerranéen. C’est ce que relève le dernier rapport de la Banque mondiale sur le climat et le développement.
Cette situation préoccupante résulte d’une combinaison de facteurs naturels, tels que les tempêtes marines et les effets du changement climatique; mais aussi d’activités humaines, notamment la pollution, l’urbanisation non maîtrisée et les atteintes au domaine public maritime.
Dans ce contexte alarmant, Mehdi Belhaj, responsable de l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral, a indiqué lors d’une interview sur la Radio nationale que près de 340 km du littoral tunisien nécessitent une intervention urgente. Face à l’intensification de ces pressions environnementales, un programme de protection a été mis en place pour sauvegarder les zones les plus vulnérables.
En parallèle, des études approfondies sont menées et des financements sont activement recherchés, notamment dans le cadre de partenariats internationaux. Des pays comme l’Allemagne et l’Arabie saoudite ont déjà apporté leur soutien. Tandis que les Pays-Bas ont récemment exprimé leur intention de financer certains projets de préservation.
- Le littoral tunisien : entre enjeux économiques et impératif écologique
Le littoral tunisien, qui s’étend sur 2 300 km, représente une part essentielle de l’économie nationale, en particulier pour le secteur du tourisme, qui génère des revenus considérables.
Toutefois, la dégradation rapide de ces zones pourrait avoir des répercussions majeures non seulement sur l’environnement, mais aussi sur les revenus provenant du tourisme côtier et de l’urbanisation des zones balnéaires.
Il devient donc impératif pour les autorités tunisiennes de renforcer les efforts de conservation tout en mobilisant des ressources externes pour limiter les impacts économiques. Un plan d’action structuré et soutenu par des financements internationaux pourrait constituer une réponse clé pour préserver cette richesse naturelle et maintenir un équilibre entre développement et protection écologique.